L'hiver, le chauffage et la peau qui tire

L'hiver, le chauffage et la peau qui tire

Il y a une date, quelque part dans la première semaine de décembre, où ça tire après la douche. La crème de septembre ne suffit plus. Le teint paraît fatigué même les matins où vous avez dormi huit heures. Rien d'anormal : c'est la saison, et elle vous accompagne jusqu'en février.

Le vrai coupable est à l'intérieur

On accuse toujours le froid. Il a sa part : un air à 2 degrés contient très peu d'humidité, et le vent finit le travail sur les joues, le nez et les lèvres, surtout si vous faites vingt minutes de vélo ou d'arrêt de tram par jour.

Mais l'ennemi principal est chez vous. Un appartement chauffé à 22 degrés tombe facilement autour de 30 % d'humidité relative, alors que le confort se situe entre 40 et 60. Vous passez donc vos journées et vos nuits dans un air qui pompe l'eau de tout ce qu'il touche, votre peau comprise. Les bureaux en open space et les voitures chauffées font exactement pareil.

Ajoutez la lumière. À Bruxelles, à Liège ou à Lille, le soleil se couche vers 16 h 30 en décembre. Vous partez dans le noir, vous rentrez dans le noir, et vous ne voyez plus votre visage que sous l'éclairage d'une salle de bains. Ce n'est pas toujours votre peau qui a changé.

Cinq réflexes, et ils ne coûtent presque rien

Baissez la température de la douche. L'eau brûlante soulage sur le moment et vous laisse plus sèche après. Mauvais calcul.

Changez de nettoyant en décembre. Le gel moussant qui vous allait très bien en septembre devient décapant en janvier. Un lait ou un baume, ça se trouve en parapharmacie pour le prix d'un déjeuner.

Appliquez sur peau encore humide, dans la minute qui suit la douche. Sérum, puis crème. Vous enfermez l'eau au lieu de la laisser s'évaporer.

Le soir, ajoutez une couche plus riche. Pas forcément un nouveau produit : un baume par-dessus votre crème habituelle fait l'affaire.

Et posez un bol d'eau sur le radiateur. Le truc de nos grands-mères marche. Un humidificateur marche mieux, mais le bol coûte zéro euro et vous l'avez déjà dans votre cuisine.

La crème solaire en janvier, oui

La lumière traverse les nuages belges avec une facilité déprimante, et si vous partez une semaine aux sports d'hiver, la neige vous renvoie tout dans la figure. Une protection légère le matin, même sous un ciel gris.

Où le masque trouve sa place

L'hiver est la saison où les routines s'écroulent. On rentre tard, on a froid, on n'a envie de rien. C'est justement pour ça qu'un geste de dix minutes tient mieux qu'une routine à douze étapes recopiée d'une vidéo.

Dix minutes de masque, trois à cinq fois par semaine, en pyjama, sous un plaid, devant une série. Le Skinora est sans fil et pèse 320 grammes : vous restez sur le canapé, le chauffage tourne, personne ne vous demande rien. Ce n'est pas une réponse à l'hiver. C'est dix minutes de chaleur dans une saison qui n'en distribue pas beaucoup.

Et sortez à midi

Vingt minutes dehors sur la pause de midi, même sous les nuages. Entre décembre et février, c'est le seul créneau où vous verrez la lumière du jour en semaine. Le reste attendra.

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